Dans une famille, il y a mes documents, ceux de mon mari, ceux des enfants, ceux du logement, de la voiture… et quelques documents qui, visiblement, refusent de choisir leur camp.
Un bail au nom de deux personnes, par exemple. On le classe chez qui? Bon. On ne va quand même pas demander au bail de trancher.
Tout mettre par personne? Pas vraiment
Pour certains documents, c’est évident.
Une pièce d’identité, un certificat médical, un document scolaire, un contrat de travail ou une assurance maladie concernent clairement une personne.
Là, tout va bien.
Puis arrivent le logement, le véhicule, certains contrats, les achats importants ou une activité commune.
Et notre magnifique classement «une personne = un dossier» commence déjà à négocier avec la réalité.
Parce que tout séparer par personne n’est finalement pas beaucoup plus logique que de tout jeter dans un grand dossier «Famille».
La vie familiale a rarement la gentillesse de rentrer parfaitement dans des cases.
Classer là où j’irais chercher
Pour les documents personnels, avoir un espace pour chacun avec son identité, sa santé, ses assurances, ses études ou son travail paraît assez naturel.
Pour ce qui est commun, je change simplement de logique.
Un logement peut rassembler son bail ou son acte de propriété, ses assurances, ses garanties et ses contrats.
Même maison, même endroit. Ça, mon cerveau comprend.
Et c’est peut-être finalement le meilleur critère: classer une information là où j’aurais naturellement l’idée d’aller la chercher quelques mois plus tard.
Parce qu’au moment où je crée un dossier, ma logique me paraît toujours absolument limpide.
Six mois plus tard, je découvre parfois que mon moi du passé avait une imagination remarquable…
Et puis la famille bouge
Les documents d’un jeune enfant sont généralement gérés par ses parents.
Puis arrivent les études, le premier emploi, les assurances, parfois un logement…
Et progressivement, ses informations prennent leur indépendance.
Comme lui, normalement. Enfin, c’est le projet.
Pendant ce temps, de nouvelles choses apparaissent: un bien immobilier, une activité indépendante, un animal, un projet ou peut-être des démarches que l’on commence à gérer pour un parent.
Bref, l’organisation familiale évolue parce que la famille elle-même évolue.
Et je préfère nettement une organisation qui accepte de bouger avec nous à un système parfait qu’il faut reconstruire dès que la vie décide de changer le programme.
Ce qu’elle fait assez régulièrement sans consulter notre classement.
À tester
Prenez quelques-uns de ces documents qu’on ne sait jamais vraiment où mettre: une assurance concernant plusieurs personnes, un document du logement, une facture liée à l’activité d’un enfant ou un contrat concernant un bien familial.
Puis imaginez simplement l’endroit où vous iriez spontanément le chercher dans quelques mois.
Les documents «entre deux» sont assez intéressants.
Ils révèlent très vite si notre classement suit notre façon de penser… ou si c’est nous qui essayons désespérément de penser comme notre classement!
Et avec dokkup?
Avec dokkup, nous avons justement voulu éviter d’imposer une seule logique. Les Mondes permettent de séparer ce qui a du sens pour chacun: un Monde peut correspondre à une personne, mais aussi à une entreprise ou à un autre ensemble que l’on souhaite gérer séparément. Chaque Monde peut ensuite avoir sa propre organisation.
Parce qu’une famille change, grandit, se réorganise et invente régulièrement de nouvelles situations. Son classement a tout intérêt à être un peu souple lui aussi.







