L’intelligence artificielle analyse, résume, classe, suggère, reconnaît, anticipe… Bref, elle fait beaucoup de choses. Et souvent très bien.
Mais avec mes documents personnels, j’ai commencé à me demander si j’avais vraiment besoin que tout ce que j’utilise comprenne ma vie mieux que moi.
L’automatisation, c’est quand même formidable
Soyons clairs : j’aime assez l’idée qu’une machine fasse à ma place ce que je n’ai aucune envie de faire.
Trier de grandes quantités d’informations, résumer un texte interminable, retrouver quelque chose en quelques secondes : volontiers.
Mais pour ranger une assurance dans « Assurances » ou un bail dans « Logement » ?
Là, je commence à hésiter.
Bien sûr qu’une IA pourrait analyser le document, comprendre ce qu’il contient et décider où le classer.
Très intelligente. Bravo.
Mais si je peux le faire moi-même en quelques secondes, ai-je vraiment besoin qu’elle lise le document pour m’éviter ces quelques secondes ?
C’est là que la technologie commence à me questionner.
Faire soi-même, ça sert aussi à savoir ce qu’on a
Classer un document n’est probablement pas l’activité que je choisirais pour terminer agréablement ma journée.
Mais ce petit geste a quand même une qualité : je sais que le document existe.
Je l’ai vu. J’ai décidé ce qu’il représentait. Je sais où je l’ai mis.
Santé. Logement. Assurance. Famille…
Petit à petit, je construis ma propre logique.
Si tout est reconnu, classé et retrouvé automatiquement, je gagne du temps.
Mais peut-être que je perds aussi un peu la vision de ce que j’ai.
Parfois, faire quelque chose soi-même n’est pas seulement du travail. C’est aussi une façon de rester au courant de sa propre vie.
Déléguer, oui. Tout déléguer… bof.
Je ne vais évidemment pas passer deux heures à faire ce qu’un outil peut faire correctement en dix secondes pour le plaisir de pouvoir dire ensuite :
«C’est moi qui l’ai fait.»
J’ai mes limites.
Mais toutes les petites actions ne sont pas inutiles pour autant.
Certaines méritent parfaitement de disparaître de notre quotidien. D’autres nous permettent de comprendre, de choisir ou simplement de garder une vue d’ensemble.
Et peut-être que le progrès n’est pas uniquement de savoir ce que la technologie peut faire à notre place, mais de choisir ce qu’on a réellement envie de lui laisser faire.
Pour être utile, un outil doit-il tout savoir?
Avec les documents personnels, il y a un autre petit détail.
Pour reconnaître automatiquement un document, en extraire des informations ou anticiper ce dont j’aurai besoin, il faut bien que l’outil traite son contenu.
Parfois, le service rendu le justifie parfaitement.
Mais pas toujours.
Une application peut aussi m’aider à structurer mes informations sans chercher à comprendre tout ce qu’elles racontent.
Ne pas analyser peut aussi être un choix technologique.
Ça paraît presque révolutionnaire aujourd’hui.
Tout n’a pas besoin d’être premier de la classe
De certaines applications, j’attends qu’elles analysent, proposent, anticipent et m’impressionnent un peu.
D’autres, j’aimerais simplement qu’elles fassent correctement ce pour quoi je les ai ouvertes.
Tout n’a peut-être pas besoin de devenir plus intelligent. Certaines choses ont juste besoin de rester utiles.
Et un outil n’est pas forcément dépassé parce qu’il ne devine pas ce que je veux.
Il peut aussi me laisser décider.
Finalement, ce n’est pas si archaïque.
À tester
Prends trois outils numériques que tu utilises régulièrement.
Regarde simplement ce qu’ils font à ta place et ce que tu préfères encore comprendre ou décider toi-même.
Pour certaines tâches, la réponse sera probablement: «Prends tout, je t’en prie.»
Pour d’autres, quelques secondes gagnées ne valent peut-être pas forcément ce que l’on abandonne en échange.
Et avec dokkup?
Avec dokkup, nous avons fait un choix volontairement simple: l’application n’analyse pas le contenu de tes documents pour décider à ta place de ce qu’ils sont ou de l’endroit où ils doivent être classés.
dokkup propose une structure. Tu décides ce que tes documents représentent et où tu veux les retrouver.
Ils peuvent rester sur ton appareil ou dans ton propre espace iCloud ou Google Drive, et dokkup n’accède pas à leur contenu.
Oui, cela laisse quelques petites choses à faire soi-même. Mais dans un monde où les machines deviennent de plus en plus intelligentes, garder deux ou trois décisions pour nous ne devrait pas complètement nous épuiser.







